A la bibliothèque de Biarritz, une approche créative pour faciliter la découverte et la sensibilisation au numérique

Les médiathèques sont des lieux dont on sait qu’ils sont identifiés par les publics comme des lieux d’accès à Internet.

Membre du réseau local d’inclusion numérique, la médiathèque de Biarritz travaille historiquement sur le numérique avec un angle très spécifique et partage régulièrement ses expériences au sein du réseau.

Rencontre avec Nathalie Bargetzi du Département image de la médiathèque de Biarritz pour parler du programme d’ateliers mis en place et des nouveautés de la rentrée.

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Nathalie Bargetzi, Département image

Comment abordez-vous le numérique dans votre espace et comment travaillez-vous à votre niveau pour rendre le numérique accessible au plus grand nombre ?

A la médiathèque de Biarritz, et plus précisément au sein de son Département image, le parti pris est de sensibiliser tous les publics aux outils numériques, en leur proposant une approche résolument créative de ces outils (ordinateur, tablette, smartphone, appareil photo numérique, caméra 360°, mais aussi imprimante 3D, robots et autres objets connectés).
Le programme d’animations déployé toute l’année permet par exemple de s’initier aux logiciels libres de dessin, de retouche d’images, de montage vidéo, de modélisation 3D mais aussi d’apprendre ou de perfectionner sa pratique de la photo numérique, de participer à l’écriture et au tournage d’un court-métrage…. le panel des propositions est très large et les ateliers ouverts à tous les adhérents, biarrots et non biarrots.

Au-delà du Département image, le numérique est bien sûr présent dans les autres espaces de la médiathèque. 15 postes sont à disposition des publics pour la connexion internet et un agent dédié à leur accompagnement.

Vous proposez différents ateliers dont un des principes fondateurs est de partir des centres d’intérêt des personnes pour travailler les compétences numériques. Pouvez-vous nous donner quelques exemples de ces ateliers ?

Notamment pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec l’informatique, partir de leurs centres d’intérêt nous est apparu pertinent pour faciliter leur pratique. Pour les amateurs de dessin ou peinture, nous proposons par exemple un atelier beaux-arts, version numérique. Accessible sans aucun prérequis, cet atelier permet à ses participants de manipuler un logiciel libre dédié, une palette graphique et, par le biais de leur réalisation, de progressivement s’approprier les manipulations de base de l’ordinateur.
Même démarche pour les publics ados. L’engouement pour Tik tok nous a conduit cet été à programmer un atelier autour de ce réseau.

Vous êtes intervenue au sein du réseau pilote d’inclusion numérique Adour Côte Basque et vous mettez en place des ateliers avec une médiatrice numérique indépendante qui fait également partie de ce réseau. Pour vous, quels sont les intérêts d’un tel réseau, qu’y trouvez-vous et que pensez-vous pouvoir y apporter ?

Laurence Magnaudet, membre du réseau inclusion numérique, animera effectivement deux nouveaux ateliers à la médiathèque dès le mois prochain : pour les 11-15 ans « les super héros du web » invite les jeunes à déjouer les pièges d’internet, sous la forme d’un parcours ludique en 6 séances. Pour les adultes, nous expérimenterons un atelier collaboratif, en ligne et à distance qui les initiera à la tenue d’un blog et au maniement des outils de communication, si précieux en période de confinement.

Le réseau nous a donc permis d’impulser ces nouveaux ateliers. Ses réunions sont l’occasion de rencontrer les autres acteurs du territoire et d’échanger sur nos offres respectives en direction des publics. C’est dans ce cadre que l’opportunité nous a été donnée de présenter notre approche singulière de l’inclusion numérique. Peut-être aura-t-elle donné envie à certains d’expérimenter cet angle créatif ou de nouer des ponts entre notre structure et la leur. 

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